mardi 21 décembre 2010

Amen.






Kiss my neck.
Bite me.
Pull my hair.
Trace my spine.
Hold me down.
Use your tongue.
Make me moan.
Don't stop until I'm shacking ...


Devour me.

Du masochisme mémoriel humain et divers autres réjouissances.

Presque trois semaines sans réellement écrire. Et puis ça revient comme ça, d'un seul coup. Alors que je pensais mon inspiration entrée en hibernation, elle a ressurgie, comme un geyser bouillant au milieu de cette neige et de ce froid polaire qui gèlent les neurones.
Cette chaleur bienfaitrice ravive chaque organe, chaque parcelle de ma peau, de mon esprit. Elle dégèle aussi la couche de givre qui avait anesthésiée les brûlures du passé.
C'est fascinant la capacité qu'a l'esprit humain de conserver au plus profond de lui les pires souvenirs, les bribes du passé les plus douloureuses pour les faire rejaillir lorsqu'il est au plus bas pour finir de se saper toute volonté.
En fait nous sommes profondément masochistes.
Notre masochisme est, de surcroît, couplé à un égocentrisme exacerbé. Si nous conservons tous ces souvenirs douloureux ce n'est pas uniquement pour le plaisir; c'est aussi pour que, lorsque l'attention des autres à notre égards diminue, on puisse se faire souffrir et ainsi à nouveau attirer leur compassion, leur sympathie ou leur pitié.
L'Homme n'est rien lorsqu'il est seul, on ne peut pas exister pour nous mêmes et par nous mêmes. Nous avons besoin des autres, de leur reconnaissance, de leur regard, de leur approbation. C'est pour ça que nous avons mit en place ce mécanisme d'auto-flagellation mémorielle.

Mais dire que nous ne sommes que de pauvre victime de notre soif de reconnaissance serait très éloigné de la vérité. En plus du masochisme, l'homme est un sadique en puissance. Il combine ces deux caractéristiques au sein d'une seule et même personnalité. L'homme aime faire du mal. Indifféremment aux autres et à lui même; tant qu'il est plus fort que quelqu'un et qu'il affirme sa puissance en le dominant l'homme se sent vivre. Et le premier individu qu'il croise enclin à se laisse soumettre est lui même. L'homme est son propre tortionnaire. Il est son propre pilori. Nous sommes nos propres bûchers dans lesquelles nous nous jetons allègrement, à la fois bourreaux et suppliciés.

Certains sont assez fort pour repousser partiellement et temporairement cette nature profonde. Ceux là sont appelés des saints, des justes, des gens bons. Mais au delà de leur sainteté et de leur bonté, ils restent humains. Et les hommes ne sont pas fait pour être bons. C'est d'ailleurs pour ça que l'on ne se réfère plus à eux sous leurs noms d'hommes mais sous leurs noms de saint. Si on se referait à eux comme si c'était des hommes comment alors pourrions nous les en distinguer ? Si nous voulons qu'ils soient autre chose que le simple amas de chair qu'ils sont alors nous devons leur attribuer un signe distinctif, une particularité qui les détache de la fange grouillante de l'humanité.
En y réfléchissant bien, la sainteté est quand même une sacrée hypocrisie. Saint Thomas ? Incrédule et suspicieux. Saint Pierre ? Violent et mythomane. Et la liste est encore longue. Bien qu'ils aient fait de magnifiques actions de leur vivant et accomplis des miracles, ils restent des hommes avec tous les défauts que ça implique.

L'Homme est faible. C'est d'ailleurs, à mon avis, à cause de cette faiblesse qu'il fonctionne. L'être humain est le seul animal qui à la fois se complaît dans sa puissance, jouant à être le maître absolu de toute chose et à la fois ait conscient de son extrême faiblesse vis à vis de la nature et du monde. C'est aussi à cause de cette faiblesse que l'homme est autant assoiffé de pouvoir et profite jusqu'à la moelle de la moindre parcelle de puissance qui lui est dévolue.
Carpe Diem. C'est le principe qui régit tout. Profite de ce que tu as maintenant tant que tu peux car demain tu ne l'auras peut être plus.
Notre faiblesse individuelle et notre soif de reconnaissance nous a poussé à vivre en groupe, communauté, société. Mais c'est ce mode de vie qui a engendré le sadomasochisme latent et inconscient qui prime aujourd'hui dans les rapports humains et l'archivage de nos souvenirs.


N.B. : N'oubliez jamais : Life is a fuckin' amesome thing, enjoy' it.

dimanche 19 décembre 2010

"J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé."
V.