mercredi 30 mars 2011

lundi 28 mars 2011

La vie c'est un magasin de porcelaine, rempli de pièces plus belles les unes que les autres. Mais aussi terriblement fragile. Le moindre choc, le moindre heurt et une fissure apparaît. Minuscule au départ, elle ne fait que s'ouvrir un peu plus à mesure que le temps passe, pour aboutir à la destruction de l'oeuvre fine et raffiné dont elle déformait la splendeur.

Et moi je ne suis qu'un éléphant aveugle et maladroit dans ce magasin.
C'est purement et simplement du gâchis.

Fait avéré :

Benoît Cordier est un con de la plus belle espèce.

samedi 26 mars 2011

The game has changed.


Je m'allonge dans l'herbe.
L'air est doux, une légère brise agite les feuilles des arbustes aux alentours et rafraîchit l'atmosphère.
Je suis bien.
Les brins de gazons percent entre mes orteilles, mes doigts se perdent dans leur multitude. Les fleurs blanches du cerisier brillent presque dans l'obscurité, la nature fête ce redoux inespéré. La nuit est chaude. On peut presque sentir le printemps poindre sous le lourd manteau de l'hiver.
Tout est calme, paisible.
Vide.
Je suis seul. Seul au milieu de la plaine. Cette plaine qui avait tant fait espérer, tant fait rêver le sale utopiste que je suis. Comme le vent disperse les volutes de fumée de ma cigarette, le temps a broyé mes rêves et les a éparpillé dans ses flots tumultueux.
Le temps de l'espérance et de la naïveté est révolu. Place à la vie, la vraie; celle qui tâche, celle qui fait mal. Les règles ont changées, le jeu a changé. Impossible de recharger sa partie sauvegardée. Impossible de retourner en arrière pour réparer ses erreurs.
Tout est différent.
Désormais, il ne me reste plus qu'une vie. Si j'échoue, c'est Game Over.

vendredi 18 mars 2011

Il y a des jours comme ça où l'on se demande pourquoi on s'est levé.
Une journée banale, qui avait plutôt bien commencée. Convention de stage signée, plus que 4h de cours avant le week-end, des soirées qui se précisent, la belle vie quoi !
Et puis soudain, un sms, pas grand chose, juste une courte succession de caractère parfaitement net sur l'écran de mon portable, et là ... BAM !
Un uppercut dans l'estomac, tout s'effondre, les mots qu'on lit et relit sur l'écran semble irréels. Mais ils ne le sont pas, Ils sont écrits, noir sur blanc, et la réalité qu'ils racontent est tout aussi réelle qu'eux.
Et là, c'est comme si un trou noir était apparu dans mon esprit, engloutissant toutes mes petites préoccupations égoïstes du genre "Je serais où l'année prochaine ?" "Avec qui ?" "Pourquoi j'en suis là ?" pour ne laisser place qu'à une seule question : "Est ce qu'elle va bien ?"
4h d'attente insupportable plus tard, les nouvelles tombent. Ce n'était presque rien, plus de peur que de mal, tout juste un poignet en miettes et quelques broches. Elle s'en tire plutôt pas mal pour une grand mère qui a dégringolé des escaliers d'immeuble en béton.


lundi 14 mars 2011

Love : n.f :

" Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique, quel pied ! C’était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l’héro, mieux que la dope, coke, crack, fitj, joint, shit, shoot, snif, pét’, ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, péyotl, buvard, acide, LSD, extasy. Mieux que le sexe, mieux que la fellation, soixante-neuf, partouze, masturbation, tantrisme, kama-sutra, brouette thaïlandaise. Mieux que le Nutella au beurre de cacahuète et le milk-shake banane. Mieux que toutes les trilogies de George Lucas, l’intégrale des muppets-show, la fin de 2001. Mieux que le déhanché d’Emma Peel, Marilyn, la schtroumpfette, Lara Croft, Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford. Mieux que la face B d’Abbey Road, les CD d’Hendrix, qu’le p’tit pas de Neil Armstrong sur la lune. Le Space-Mountain, la ronde du Père-Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du Dalaï-Lama, les NDE, la résurrection de Lazare, toutes les piquouzes de testostérone de Schwarzy, le collagène dans les lèvres de Pamela Anderson. Mieux que Woodstock et les rave-party les plus orgasmiques. Mieux que la défonce de Sade, Rimbaud, Morisson et Castaneda. Mieux que la liberté. Mieux que la vie... "

J.d.E

dimanche 13 mars 2011

"La parole est d'argent mais le silence est d'or."

Le premier à avoir énoncé cette vérité absolue était un putain de génie ...

samedi 12 mars 2011

R.I.P

Voilà.
"Toute les bonnes choses ont une fin."
Il fallait bien que ça se termine un jour.
Une énième galerie de masques s'achève. Le dernier ne ressemble à rien, ce n'est qu'une oeuvre brisée, tachée de sang, empreinte de souffrances encore trop présentes, vestige d'une période ô combien heureuse et insouciante, pleine de plaisir et de joie de vivre, mais aussi grouillante de douleur et de tristesse, de désillusion et de rage.

Je ne m'étais donné qu'une règle : "No more love, no more suffer, just pleasure."
Une seule règle.
Et même celle là je n'ai pu m'y tenir. Elle était intenable, je m'en rend compte maintenant. Quand on se rend compte que la route que l'on suit est une impasse, il est nécessaire d'en changer. Je dois donc évoluer, m'adapter, me créer de nouveaux masques, apprendre à les apprivoiser.

Ce blog a été mes ailes pour m'envoler vers le ciel, mais au fur et à mesure elles se sont alourdies, elles se sont tâchées, elles se sont abîmées au fil du temps, au fil des épreuves. Aujourd'hui cette paire d'ailes m'entraîne vers le fond, aujourd'hui ces ailes sont devenues un carcan dont il faut que je me libère.

Mais paradoxalement je ne peux abandonner complètement ce blog. C'est mon histoire, ce sont mes souvenirs, je ne peux pas les rayer comme ça. J'opte donc pour un "pseudo-enterrement"; changement de nom, de couleur, de police; en fait, tout changer pour repartir de presque-zéro sans pour autant renier mon passé.

Un nouveau départ.
Une nouvelle règle :
"No more limits, no more prohibitions, just pleasure."