dimanche 20 juin 2010




A toi mon Amour,
Je t'aime.

C'est banal, c'est simple, c'est trois mots tous bête et pourtant, c'est trois mots qui valent plus que les milliers d'autres réunis.
C'est trois mots qui sont capable de créer, de détruire, de donner la vie, de tuer, de rendre heureux, de faire pleurer, de déclencher des guerres, de les arrêter aussi, de vaporiser des soleils, d'embraser des galaxies, de combler les trous noirs.
C'est trois mots qui ont motivés des milliers de héros, ont fait languir des millions de princesses, ont provoqués un génocide de dragon et autres gardiens féroces.
C'est trois petits mots de rien du tout qui pourtant ont fait couler plus d'encre que n'importe lesquels autres, qui ont inspirés plus de livre que n'importe quel autre sujet, qui ont gouvernés l'existence de centaines de milliards de gens, fictifs ou réels.
C'est trois mots qui ont fait et défait les vies, ont inspiré tristesse et joie, colère et désir, mort et vie.
C'est trois mots qui ont rougis et abreuvés les pavés de l'Histoire du sang qu'ils ont fait coulés et qui pourtant nous parviennent encore d'une pureté immaculée.


Toutes les bonnes choses ont une fin ...
Ou pas.
En fait si.

"C'est comme si un boulet de canon t'avait traverser le bide, ne laissant qu'un vide béant. Au bout d'un moment, il se referme de l'intérieur ... Et un jour, c'est différent. Un jour, le poids semble moins lourd à porter.
Et puis bien sûr , on entend une chanson ou quelqu'un rit ou le vent souffle dans le mauvais sens ... Et la cicatrice se déchire et le trou s'ouvre à nouveau, tel un gouffre sans fond.
Crois-le ou non, ça guérit un peu plus vite à chaque fois que les sutures s'arrachent.
La mort c'est pas comme un divorce ou perdre son taf. La mort on ne s'en 'remet' pas. Tout ce qu'on peut faire c'est l'intégrer dans sa vie. Apprendre à vivre avec. Tout ce qu'on peut espérer c'est que ça aille mieux un jour.

Un jour ..."

jeudi 17 juin 2010

Théâtre décadent ...

Fracas du métal contre le métal. Crissement des semelles sur le béton. Gémissement des lames frappant leurs sœurs. Hurlements des blessés et des mourants. Concerto de la Guerre en hommage au grand Carnage et à sa bien aimée la douce Violence. Symphonie d'une bataille jouée par les épées et les boucliers, les haches et les lances, la poudre et les balles. L'odeur cuivré du sang, le goût salé des larmes et l'entraînant craquement des os qui se brisent emplissait la salle et emportait les grands de ce monde au cœur des combats.

Le théâtre était comble. Toutes les personnalités étaient là, le distingué Supplice et sa maîtresse la baronne Douleur, les amants terribles Torture et Délice se donnant en spectacle comme à leur habitude, mais l'extravagant couple que formaient le duc Plaisir et la duchesse Décadence leur faisait concurrence, et enfin Dépravation et la comtesse Perversion, éternels célibataires, échangeaient leurs derniers ragots tout en scrutant le parterre comme des charognards, à l’affût de la moindre information à se mettre sous la dent.

mercredi 16 juin 2010

Qui es tu ?


Qui suis je ? C'est simple et banal. Je m'appelle Benoît, j'ai 18 ans et, depuis que j'ai déménagé de Paris, je vis pas très loin d'Orléans.
J'ai deux petites soeurs, un père, une mère, une magnifique copine et une vie tranquille.

Mes passions ? J'aime bien écrire, en fait non j'aime beaucoup écrire, tout et n'importe quoi. Cela peut être des histoires bucoliques et fleurs bleues comme des récits beaucoup plus sombres ou encore des paragraphes entiers dans lesquels je me plaint de ma vie trop dur d'étudiant et de tout les malheurs qui l'accompagne (--'). Mes autres hobby sont beaucoup plus banal, j'aime beaucoup les jeux de rôles divers ainsi que les films et la littérature. Je fais aussi une collection d'ours en peluche (on était pas obligé de préciser ...) et je suis fasciné par les masques et toute la symbolique qui en découle.

Mon ambition pour plus tard ? Réussir, plus ou moins brillamment, une fac de médecine, Paris si possible, et devenir pédo-psychiatre. Ah oui et aussi retourner vivre à Paris, une des rares villes dans lesquels je me sente chez moi; ou alors Londres dont l'histoire et l'atmosphère m'a toujours attiré.

Voilà c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire sur mon humble personne, c'est banal, ennuyeux, et c'est pour ça que à chaque fois que j'écris je tente de m'évader le plus loin possible de la réalité dans laquelle on est tous enfermé.

B.

Le poète et la Nature.

Le soleil printanier éclairai timidement la campagne, ses rayons d'or faisaient briller les gouttes de rosées, transformant la nature encore endormi en un univers de diamants étincelants et de perles resplendissantes. Une fine brise courbait délicatement les brins d'herbes et murmurait des secrets aux oreilles des arbres, entraînant leurs feuilles dans une douce valse. Les fleurs s'éveillaient une à une et, profitant de la caresse du vent, se débarrassaient des quelques gouttes d'eau qui mettaient à mal leurs toilettes délicates. Des traînées sombres zébraient encore le ciel, chassées progressivement par la renaissance de l'astre solaire. Une chouette s'endormit quelque part dans la forêt en poussant un dernier ululement.
Puis ce fut tout.

La nuit céda sa place au jour et, déjà, de petites musaraignes sautillaient entre les princesses colorées à la recherche de quelques insectes matinaux, profitant de la grasse matinée qu'avait décidé de s'offrir les rapaces qui nichaient dans les bois tout proche. Échappant à la surveillance de leurs parents encore assoupi, une portée de lapereaux risqua son museau à l'entrée du terrier, se rafraîchissant les moustaches dans la brise matinale. Virevoltant entre les branches, un couple d'hirondelle s'engagea dans un ballet aérien de haute voltige, gobant au passage quelques abeilles qui partaient à la rencontre des nobles tiges aux arômes fruités.

Le poète s'était levé aux aurores pour surprendre la Nature à son éveil, avant qu'elle n'ai eu le temps de se couvrir de ses parures, beauté brut et pure que rien n'altérait. Sans détacher son regard du paysage, l'artiste installa son petit secrétaire et, attrapant sa plume, il se mit à écrire.

mardi 15 juin 2010

Ma Nuit

Le soleil disparaissait progressivement derrière l'horizon envahit par les voraces grattes-ciels qui, tels des crocs acérés, dardaient vers le ciel leurs carcasses de verre semblant vouloir le dévorer morceaux par morceaux. La lumière se raccrochait à tout ce qu'elle pouvait pour ne pas chavirer sous les coups de boutoirs de l'obscurité qui, dans une étreinte irrésistible, l'emportait toujours plus loin, toujours plus profondément dans les limbes du plaisir et de la luxure.

Les parents se hâtaient vers la douce clarté de leurs foyers tandis que leur progéniture cherchait pas tous les moyens de s'en échapper et de rejoindre l'obscur royaume naissant. Les lieux sombres méprisés le jour était adulés la nuit; un nouveau monde s'élevait. La ville sage et studieuse sous le règne solaire se transformait en une garce dépravée et dévergondée dès que celui-ci touchait à sa fin. Ce nouveau monde ne durerait qu'une nuit, tel un nocturne papillon d'une grâce et d'une beauté éphémère qui s'extrait de son cocon à la tombée du jour et ne dispose que d'une nuit pour tout vivre, tout expérimenter, tout ressentir, et c'est ce côté éphémère qui lui confère tant de pouvoir; un nouveau monde à anéantir chaque nuit, une nouvelle vie pour un soir seulement, le jour ignorait tout de la nuit, de ses pratiques, de ses clients, de ses perversions les plus obscènes.

Le claquement d'un Zippo m'arracha à la contemplation de la genèse d'une nouvelle nuit de débauche et de plaisirs, de sexe et d'alcools, de fantasmes et de rêves. Je tendis mon bras pour saisir mon briquet et mes yeux croisèrent ceux de la jeune femme qui me l'avait emprunté quelques instants plus tôt; et ce geste sans connotations aucune devint d'une sensualité difficilement supportable lorsque mon regard accrocha le sien, elle avait ce regard qui vous approche, vous charme, vous déshabille et vous viol le temps d'un battement de ses magnifiques cils, un regard plein de promesses et de frustrations, de rêves et de déceptions, de secrets et de révélations. Ses prunelles noisettes, qui flamboyaient dans les derniers rayons du soleil couchant, étaient bordés de fines cernes ébène, marque d'une pratique régulière du monde de la nuit, et sa peau d'albâtre était constellée de longues et minces griffures, de légères marbrures et de traces de piqûres divers, blessures de guerre, souvenirs de bataille, derniers lambeaux des fantômes de ses expériences de la nuit passée.

Elle portait une fine et courte robe flottante bleu qui, s'accordant à merveille avec les teintes que prenait la ville libérée, soulignait la pureté des courbes de son corps, et une paire de ballerine noire; elle était la danseuse nocturne, l'étoile de l'opéra de la perversion, la cavalière de la Nuit au grand bal de la dépravation et de la déchéance.
Elle me fascinait.
Elle m'était inaccessible.
Il est bien connu que ce que l'homme désir le plus au monde c'est ce qu'il ne peut avoir.
Et moi c'était elle que je voulais, plus que tout.

La nuit m'envahissait, le désir du plaisir immédiat et sans conditions, la volonté de descendre toujours plus bas dans l'escalier du stupre et du vice.
Elle avait compris.
Elle savait que j'étais entièrement à sa merci, sous sa domination. Comme un chat que joue avec sa proie avant sa mise à mort lorsqu'il y perd goût, elle jouait avec ma volonté et elle en jouissait, elle jouissait de me torturer, de me faire espérer, de réduire à néant tout ces espoirs, et de recommencer. J'étais sous son emprise, captivé par ses yeux, par ses cheveux, par son visage, par son corps, par elle toute entière.

Tirant une bouffée sur sa cigarette, elle se leva du banc sur lequel elle s'était assise, fit trois pas et se retournant vers moi, me crucifiant du regard et annihilant définitivement ma volonté, elle me tendit la main et me susurra dans un langoureux soupir:
" Alors, tu viens ? La nuit va être loooongue ... "

M'abandonnant à elle, à sa volonté, à ses fantasmes, je suivis ma délicieuse tortionnaire sur sa route, sentier de plaisirs et de douleurs, chemin d'amours et de haines, allée de pudeurs et d'exhibitions, avenue pavé de sexe et de frustrations, pavée de nuit, pavée de Sa Nuit.

Toute les belles histoires commencent par "il était une fois ...", je sais pas si ce qui va suivre sera une (plusieurs) belle(s) histoire(s) mais autant démarrer le mieux possible pour au moins avoir une base solide.

Un jour en cours un prof nous a donné cette citation pour notre culture: "Verba volent, scripta manent." ("Les mots s'envolent, les écrits restent." pour les non-latinistes); je l'ai trouvé tellement vrai qu'elle est depuis devenue une de mes préférée. J'ai toujours eu énormément d'imagination selon les autres, un peu trop pour certaines personnes, et je n'ai jamais su où me débarrasser de toutes ces idées qui n'avaient pas leur place dans un devoir de français ou de philo. Mon premier exutoire a été un petit cahier marron, que personne ne verra jamais, puis bien plus tard il a été remplacé par un cahier à la couverture bleu qui est devenue au fil du temps une chronique de ce que je vis. Aujourd'hui c'est ce blog qui prend le relais, pas complètement puisque mon cahier bleu reste prioritaire, et pour combien de temps je ne sais pas, mais maintenant il est là et le futur nous dira comment il a évolué.

Je n'ai jamais réussi à faire un blog personnel où je parle de moi, de mes amis, de ma famille, celui-ci ne sera donc qu'une compilation de ce que j'ai écris depuis un certain temps, un recueil de mes pattes de mouches. Je ne pense pas être d'un grand talent, j'espère juste être assez divertissant pour que vous passiez un bon moment et vous aillez envie de revenir faire un tour une prochaine fois qui sait ?

Enjoy' !