"Je t'aime."
Que de pouvoir renferme ces sept petites lettres, ces trois petits mots. Leur son résonne encore dans mes oreilles alors que je suis rentré depuis déjà bien longtemps. Et il y résonnera encore et encore, ne s'arrêtant jamais tant que je tiendrais à toi plus qu'à moi même. Ils ont déferlé en moi comme un raz de marée purificateur, balayant tout mes doutes, toutes mes pensées obscures en une fraction de seconde, me laissant ivre de joie et de bonheur.
La soirée avait pourtant plutôt mal commencé, de sombres histoires nous minaient, des souvenirs douloureux restaient tapi dans l'ombre, attendant leur heure, sapant implacablement les fondations de ce que l'on pouvait essayé de reconstruire. Un conflit qui me paraissait ne jamais pouvoir se finir était arrivé à son apothéose, tout les coups étaient permis, tant qu'ils poussaient l'autre à surenchérir et continuer le combat. Aucun de nous ne participait de son plein gré, nous ne pouvions que prendre part à la bataille si l'on souhaitait rester ensemble, en essayant de perdre le moins de plume possible, de faire le moins de mal possible à cet autre que l'on chéri tant.
"Je ne dormirais pas chez toi." Le coup d'envoi du dernier acte. Tu as réussi à porter l'estocade finale la première, et, avant que je ne m'en rende compte, une plaie béante s'ouvrait dans ma poitrine. Et là, alors que je gisais sur le pavé à moitié mort, tu m'as tendu la main.
Un "Je t'aime.", que je souhaitais plus que tout entendre depuis longtemps, a illuminé la nuit. Tu as prononcé ces mots avec assurance et détermination. Un des plus beaux, voir le plus beau, "Je t'aime." que l'on ne m'ait jamais dit. Bien sûr que tous n'est pas si simple, mais la complexité nous sied tellement bien; bien sûr que tous ne sera pas effacé comme ça, en un claquement de doigts, mais je crois désormais en l'avenir; bien sûr que nous ne sommes pas ensembles, mais avons nous seulement cessé de l'être réellement ?
Mes paupières se ferment, le sommeil me gagne, et avant de plonger complètement dans le royaume de Morphée, je n'ai qu'une chose à te dire;
"Je t'aime."
"Je t'aime."