samedi 31 décembre 2011

Vis.

"Je t'aime."

Que de pouvoir renferme ces sept petites lettres, ces trois petits mots. Leur son résonne encore dans mes oreilles alors que je suis rentré depuis déjà bien longtemps. Et il y résonnera encore et encore, ne s'arrêtant jamais tant que je tiendrais à toi plus qu'à moi même. Ils ont déferlé en moi comme un raz de marée purificateur, balayant tout mes doutes, toutes mes pensées obscures en une fraction de seconde, me laissant ivre de joie et de bonheur.

La soirée avait pourtant plutôt mal commencé, de sombres histoires nous minaient, des souvenirs douloureux restaient tapi dans l'ombre, attendant leur heure, sapant implacablement les fondations de ce que l'on pouvait essayé de reconstruire. Un conflit qui me paraissait ne jamais pouvoir se finir était arrivé à son apothéose, tout les coups étaient permis, tant qu'ils poussaient l'autre à surenchérir et continuer le combat. Aucun de nous ne participait de son plein gré, nous ne pouvions que prendre part à la bataille si l'on souhaitait rester ensemble, en essayant de perdre le moins de plume possible, de faire le moins de mal possible à cet autre que l'on chéri tant.

"Je ne dormirais pas chez toi." Le coup d'envoi du dernier acte. Tu as réussi à porter l'estocade finale la première, et, avant que je ne m'en rende compte, une plaie béante s'ouvrait dans ma poitrine. Et là, alors que je gisais sur le pavé à moitié mort, tu m'as tendu la main.

Un "Je t'aime.", que je souhaitais plus que tout entendre depuis longtemps, a illuminé la nuit. Tu as prononcé ces mots avec assurance et détermination. Un des plus beaux, voir le plus beau, "Je t'aime." que l'on ne m'ait jamais dit. Bien sûr que tous n'est pas si simple, mais la complexité nous sied tellement bien; bien sûr que tous ne sera pas effacé comme ça, en un claquement de doigts, mais je crois désormais en l'avenir; bien sûr que nous ne sommes pas ensembles, mais avons nous seulement cessé de l'être réellement ?

Mes paupières se ferment, le sommeil me gagne, et avant de plonger complètement dans le royaume de Morphée, je n'ai qu'une chose à te dire;
"Je t'aime."

mardi 27 décembre 2011

Par une nuit sans lune ...

Les notes familières résonnent dans mes oreilles, "Lonely Day" déploie toute sa puissance alors que la fumée de ma cigarette monte dans l'air, volutes opaques jouant avec la lumière de ma lampe de chevet, seule source de clarté dans ces ténèbres étouffantes. Une paire de Ray Ban Wayfarer blanche traîne négligemment sur mon bureau, dans ses verres noirs comme la nuit se reflètent les souvenirs déjà trop lointain de soirées inoubliables en des lieux désormais légendaires, de nuits jamais solitaires, de lits toujours occupée par un corps chaud et apaisant à ses côtés; des souvenirs de vie, des souvenirs qui, aujourd'hui, ne ressemblent presque plus qu'à des rêves utopiques, des souvenirs qui m'arrachent un soupir de regret, regret que ça se soit terminé ainsi, regret que ça se soit terminé, tout simplement.

J'expire dans un souffle lent la bouffée de nicotine qui obstruait mes poumons. Aujourd'hui la nuit résonne de ma solitude. Aucun rire enjoué n'emplit la pièce. Aucune chaleur ne vient faire fondre la gangue de glace enserrant mon coeur. Aucune muse inspirante blottie dans mes bras désormais vides. Aucune présence autre que la mienne dans mon lit glacial. Il ne me reste que mes souvenirs. Triste fin pour une époque que l'on aurait voulut éternelle.

Home sweet home. Il n'y a, ici, que la mort lente des jours. L'empire de l'ennui, le royaume de la fatigue. Tout est fade, inodore, gris, trop habituel, trop normal, trop ... Réel. La réalité de mon futur. Cet espèce de mur à la fois merveilleusement éloigné et dramatiquement proche qui semble obstruer l'horizon tel une muraille infranchissable et inaltérable, l'obstacle ultime, celui auquel personne ne peut échapper. Quand j'y pense, mon estomac se noue, mes tripes se recroqueville, mon souffle devient court et saccadé, comme si une peur bestiale m'envahissait implacablement.

Mais, au milieu de cet océan de grisaille, elle surgit, tel un phare au milieu du brouillard, lueur insubmersible, éclatante, que rien ne peut occulter. Sa crinière flamboyante en bataille, descendant en cascade de feu le long de son magnifique visage, se répandant sur ses fines épaules comme un torrent de lave. Elle me fascine. Elle a marqué ma vie au fer rouge et elle continue de me brûler les entrailles, de raviver la flamme de la vie au fond de mon coeur et de la transformer en un brasier inextinguible.

Les souvenirs permettent de survivre lorsque la nostalgie nous surprend dans notre solitude, au fond d'une nuit triste et morose; mais le plaisir intense de vivre le présent et de se construire de nouveaux souvenirs est comme se plonger à corps perdu dans le torrent tumultueux de l'existence; un mélange de peur, de joie, et de jouissance jamais égalé.

lundi 12 décembre 2011

"Se connaître soi-même ? Un voeux pieu ... La seule chose que je peux faire, c'est m'éprouver, en me confrontant à l'ivresse, à la folie, au monde, en dilatant les dimensions de mon expérience, au risque de sombrer dans le monstrueux."

A. Lacroix

vendredi 9 décembre 2011

"Éphémère inoubliable
Une rose lui battait dans la poitrine
Le matin où la foudre est tombée sur ce cœur
La pluie a ressemblé aux larmes du soleil."

H. Pichette
"Bénie soit la providence qui a donné à chacun son joujou, la poupée à l'enfant, l'enfant à la femme, l'homme au diable."

V. Hugo