dimanche 24 octobre 2010

Aujourd'hui, j'ai lavé mon écharpe.
C'est ridicule comme acte, insignifiant, commun, et, pourtant, ça a un sens tout particulier pour moi. Cette écharpe a vécu tout les moments les plus importants de l'année écoulée, avec moi ou avec d'autre.
Depuis son acquisition et jusqu'à aujourd'hui elle n'était jamais passé à la machine (bouh c'est crade), tout simplement parce que je ne pouvais me résoudre à diluer dans de l'eau savonneuse et propre les lambeaux poussiéreux de mes souvenirs, les odeurs, les taches qui imbibaient ce bout de tissu. Il devenait mes souvenirs. Ce n'était plus qu'une simple écharpe c'était devenu un morceau de ma mémoire.
Et si avant elle avait été semblable à une plume, une aile, elle était aujourd'hui un poids, une enclume qui me clouait à la croix de mes douloureux souvenirs.
Mais maintenant elle est comme neuve, disparu le cocktail d'odeurs mélancolique elle ne sent rien, disparu les bouts de mémoires accrochés à ses mailles elle ne me rappelle plus rien, disparu les lourdes chaînes qui me rattachaient à un passé de plus en plus lourd.
Vierge de toute trace comme au premier jour, elle est prête à redevenir l'inséparable compagne de mes déambulations, prête à s'imprégner de nouvelles odeurs, de nouveaux souvenirs, de ma nouvelle vie.

jeudi 21 octobre 2010

18-10-10

Jetant mon mégot au loin, je me laissai tomber dans l'herbe humide. Aucun arbre n'occultait le ciel. Mon regard se plongea dans celui des étoiles, me noyant tout entier de leur lueur magnifique. Leur multitude m'engloutissait, me submergeait, m'absorbait corps et âme. Je cessais d'être moi. Je cessais de n'être qu'un. Je cessais d'exister en temps qu' unique. Je devenais partie d'un tout. Je devenais les étoiles. Je devenais une étoile. Mon esprit avait depuis longtemps laissé mon corps par devers lui. Je n'avais plus de limite de pensée. J'envisageai tout. Toutes les réponses me semblaient accessible.
Lentement, ma pensée se dispersais dans l'espace, les minutes s'écoulèrent comme le cours d'une rivière, mes souvenirs s'aggloméraient et défilaient tel un film amateur monté sans grand soin. Vaste bazar de rires et de joies. De pleurs et de déceptions aussi. En temps normal j'aurais secoué la tête. En temps normal j'aurais avorter la projection.
Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui je voulais voir jusqu'au bout. Il arrive un moment où il est nécessaire de le voir jusqu'au bout ce film de vie. Même si on connaît la teneur de la fin et qu'on ne l'aime pas. Même si on ne veut pas la connaître cette fin parce qu'on ne l'imagine que trop bien. Même si on sait que cela ne va pas être une partie de plaisir. Même si on sait que cela va nous faire du mal. Il arrive un moment où on ne peut plus repousser ces souvenirs et qu'il faut les affronter, quoiqu'il en coûte.
Pour moi c'était aujourd'hui. Pourquoi à la fin de cette journée banale ? Je n'en sais rien. Parce que c'est comme ça. Parce que la combinaison d'une multitude d'évènements à fait que j'ai décider d'y faire face ce jour là, allongé dans l'herbe trempée par l'averse toute récente, le regard perdu dans les étoiles qui s'allumaient une à une dans la nuit tombante.
A mesure que je sentais l'humidité imbiber mon pull, les lambeaux de mémoires prenaient possession de mon esprit, l'envahissant, le violant presque. Des milliards d'images défilèrent sous mes yeux, des microscopiques détails réapparurent, des paroles insignifiantes vinrent à nouveau résonner à mes oreilles, des frissons parcoururent tout mon corps.
Puis, s'évaporant comme la fumée d'une cigarette dans la brise du couchant, ils me quittèrent, balayé par le temps, implacable. De leur passage il ne me restait qu'un arrière goût amère au fond de la gorge, ainsi qu'une étrange sensation d'apaisement. Mon passé était derrière moi, enfermé dans une boite. Et plus jamais il ne m’empêcherait d'avancer.
Plus jamais.

dimanche 17 octobre 2010

I resucitate.
Resucito.
Ich belebe wieder.
Я оживаю.
Riscucito.

vendredi 15 octobre 2010


Raclure de fond de chiotte soviétique de goulag sibérien ! =D

jeudi 14 octobre 2010

Art

"L'Art est fait pour troubler, la Science rassure.", écrivait Georges Braque au siècle dernier ... Le souvenir d'une épique bénie car les termes se sont inversés. Aujourd'hui, le trouble, l'inquiétude, voire l'angoisse, s'associent à la Science. Quant à l'Art, ses provocations les plus radicales, répétées avec la bénédiction de l'Institution, ont l'impact du cousin péteur. Au fond, désormais, c'est l'Art qui nous rassure. Même quand il cherche à nous faire peur. Mona Lisa, Jeff Koons et le vidéaste déjanté composent la Sainte Trinité d'une croyance universelle, une religion pour le temps de désespérance globalisée. L'Art canalise les pulsions. Sagement, docilement, il transcende la libido et nous élève au-dessus du bonobo. "Vous étiez une Joconde qu'il fallait voler ..." avouait Maïakovski à une femme séduite.
Une violence qu'il faudrait réveiller.

Frédéric Chaubin, Citizen K.


Bullet

Claquement d'un coup de feu, aboiement d'un revolver, chant cristallin du verre brisé, hurlement gargouillant d'agonie d'un mourant, bruit visqueux et mat de la chair et du sang éclaboussant les murs, des morceaux d'os et de cervelles maculant la vitre ...
Pardon je m'égare, en fait ça a commencé avec un banal contrôle dans les escaliers de l'internat, je gravissais les marches pour retourner dans ma chambre, le goulot de la bouteille de Jack' dépassant ostensiblement de mon sac, ma chemise déboutonnée jusqu'au nombril, marques de lèvres écarlates sur le col, sublime suçon dans le cou, stigmates multiples d'un magnifique et luxurieux après midi.
Alors que je continuai mon ascension de ma démarche peu sûre et fortement chaloupée, arriva un surveillant qui suivait le même chemin que moi mais dans le sens inverse. Nous nous croisâmes sur le palier et, alors que nous nous quittions, il me héla en me sommant de m’arrêter. Ce sont sûrement mes pommettes rosées et mes yeux brillant qui lui avait mis la puce à l'oreille quand à mon état fortement aviné.
Sans même les politesses d'usage le rustre m'adressa la parole, me crachant ces mots fort peu courtois au demeurant : "Hé ! Toi ! T'as quoi dans ton sac ? Montre moi que j'y jette un oeil ..." Me retournant pour lui faire face avec toute la dignité que l'on peut avoir dans pareil situation, je m'aperçus que le grossier personnage s'était rapproché de ma personne, foulant du pied tout les principes de la bienséance et de la bonne éducation.
C'est donc légitiment et tout naturellement que, tirant mon 357 Magnum de mon sac griffé Vuitton, je le lui appliqua proprement entre les deux yeux et, appuyant délicatement sur la détente, j'expédiai une balle directement dans son vilain visage, le faisant exploser comme un fruit trop mûre.
Le claquement du coup de feu résonna dans toute la cage d'escalier suivi de près par une farandole de sons qui, flirtant ensemble, jouaient une symphonie mortuaire tout à fait exquise; chant cristallin du verre brisé, hurlement gargouillant d'agonie d'un mourant, bruit visqueux et mat de la chair et du sang éclaboussant les murs, des morceaux d'os et de cervelles maculant la vitre ...

mercredi 13 octobre 2010

Le Whisky contre les allergies
La Vodka contre le cancer du foie
L'Absolut contre le scorbut
Le Gin contre les angines
Le Martini contre la jalousie
Le Rhum-Coco contre la gastro
Le Jack Da' contre tout ce qui ne vas pas.

Un peu de tout pour oublier qu'on est saoul.

Du dolipranes contre le mal de crâne
De l'hémoclar contre les bleus, les cocards.

Philosophie ...

Le concept de liberté n'est il pas un contresens dans les termes ? Si être libre c'est n'être attaché à rien et soumis à aucune règle alors se déclarer libre c'est se soumettre au concept de liberté et donc ne plus être puisque l'on obéit à un concept.
Donc la liberté n'existe pas.
Il incombe donc à l'homme de s'enchaîner à ce qu'il conçoit de plus indispensable et de plus plaisant à sa vie.
Moi je veux m'enchaîner à toi ! <3

mardi 12 octobre 2010

Elle ...

Ma saison préférée est le printemps. En effet, le soleil qui nous carbonisera trois mois durant est déjà là, mais il n'est pas complètement éveillé, il ne fait que caresser l'agrume terrestre en douceur, le flattant de ses rayons; de même, les troupeaux moutonneux qui ont obscurci le ciel et noyés la Terre sont toujours là, du moins les traînards, qui batifolent encore dans l'immensité bleu, profitant de leurs derniers instants de liberté avant que Grand-Père Eole ne viennent les faire rentrer dans le rang avec moult brises et tempêtes.

C'est donc en cette saison si particulière que je me suis éveillé, ne sachant pas tout à fait si je rêvais ou si j'étais réellement en train de me promener dans une forêt humide dont l'astre suprême perçait progressivement l'armure de feuilles à force d'assauts répétés. Quelle douce sensation que cette incertitude ! Mais aussi quel troublant ressenti, ne pas savoir si on rêve ou si on est éveillé, si on se ment ou si on nous ment, si on vit ou si on est vivant. Mais qu'importe les doutes ! L'endroit étant plaisant et n'ayant rien de mieux à faire, je laissai donc mes jambes et mon esprit vagabonder, se promener, déambuler sur le tapis de feuilles mortes aux teintes mordorées que déjà déchiraient les frêles mais courageuses primevères. J'eus, pendant quelques instants, une triste pensée pour la pauvre forêt hivernale qui gémissait et agonisait sous les assauts belliqueux de l'avant garde estivale; écrasée, broyée entre le ciel et la terre qui semblaient s'être unis pour son plus grand malheur, la grande dame n'avait d'autre choix que de changer, de se parer d'une nouvelle robe, de nouveaux atours, pour charmer ses deux voisins et les endormir jusqu'à la saison prochaine.

Soudain mon sang, n'étais ce que mon sang ou mon corps tout entier, se figea: je venais de L'apercevoir entre un hêtre centenaire et un tout jeune ébène, l'instant d'après Elle avait disparu. Avant même de leur en avoir donner l'ordre mes jambes se hâtaient déjà dans Sa direction, m'entraînant irrémédiablement à leur suite. Ce que je redoutais par dessus tout à cet instant c'est que je sois en plein rêve, par ailleurs le plus beau qu'il m'eut été donné de faire, et que quelque chose ou quelqu'un ne m'éveille sans que je ne puisse La revoir.

Mais non.

J'atteignis sans encombre la lisière des bois et la vision qui s'offrit sans aucune pudeur à mes yeux me transperça et me toucha au plus profond de mon coeur. Les rayons solaires, qui baignaient ce tableau céleste de leur douce lumière, m'obligèrent à plisser les yeux et à m'incliner devant tant de beauté et de charme. Le paysage était en tout point divinement parfait; une grande plaine, la Plaine, s'étendait à perte de vue, délicatement parsemée de roses noires et de coquelicots, de lys et de jonquilles, de tulipes et de capucines, ainsi que de quelques jeunes arbres qui avait témérairement quitté l'abri de leur sombre Mère-Forêt. Cette océan de verdure noyait tout mortel contemplant Sa splendeur, submergeant son coeur jusqu'à l'en faire défaillir.

La Plaine et le soleil s'associaient pour finir de dévorer les restes de volonté du pauvre promeneur. Il se dégageait de la Plaine tantôt une joie et une douceur, tandis que le soleil transformait l'azur en une démentielle cours de récréation faisant la ronde ou jouant à cache-cache avec les moutons célestes, tantôt un érotisme et une sensualité à peine soutenable, difficile de ne pas succomber à ces ombres charmeuses qui, visibles ou invisibles, aguichaient et entraînaient l'homme à pénétrer toujours plus loin, toujours plus profondément dans leur Eden secret, et à s'y abandonner, l'herbe ondulant langoureusement sous les caresses du vent.

Elle, la Plaine, avait mis à bas mes remparts, pénétré ma carapace impénétrable, brisé mon pavois imbrisable, tranché les lacets qui maintenaient mon armure, la Plaine m'avait vaincu et Sa volonté primait désormais sur la mienne. Elle m'obligeait à me présenter à elle tel que je l'étais réellement, nu de toute apparence trompeuse, exempt de tout masque distordant, tel que je suis en moi, sans aucun apparat. Chose oh combien désagréable que de se sentir aussi faible et vulnérable qu'un nouveau né, toute ses défenses ayant été terrassées. Mais quel intense plaisir celui de s'abandonner corps et âme à la perfection ultime, à la beauté parfaite, à Elle. Me laissant guider par mon coeur, qui lui était désormais tout acquis, je pénétrai de plus en plus loin dans son jardin secret, interdit à tous, dont j'avais eu le droit de pousser la porte.

Ce n'est qu'en contournant les deux buttes sises à proximité du centre de la Plaine que je la vis pour la première fois. Elle me semblait connu, étrangement familière, presque intime, pourtant il m'aurait été impossible d'oublier la beauté irréelle de cette Muse endormie sous un saule. Elle était allongée sur le coté, Ses jambes à demi repliées sous Elle. Ses cheveux tombaient en cascade sur Ses épaules et se mêlaient avec l'ombre de l'arbre; Ses paupières masquaient Ses deux yeux tels deux pétales de roses délicatement posés sur deux pierres précieuses inestimables renfermant chacun un millier d'étoiles. Les courbes qui formaient Son corps étaient d'une pureté absolue, Elle avait été dessinée par la main du meilleur artiste et sculptée dans les matériaux les plus nobles par le sculpteur le plus talentueux.

Soudain Elle s'éveilla, ouvrit les yeux et les plongea dans les miens. Ce fut comme si un raz de marée s'était abattu sur moi et, avant que mon coeur ne chavire, je compris.
La Plaine était Elle.
Elle était la Plaine.
Elle était le Rêve.
Elle était mon Rêve.

Je m'éveillai sur ces dernières sensations d'une pureté absolue et découvrit celui qui m'avait douloureusement extirpé de mon rêve; un rayon solaire s'était infiltré par les volets et me chatouillait le bout du nez. Ce n'est qu'après avoir chassé l'indésirable que je m'aperçus qui je serrais dans mes bras, qui avait la tête contre mon coeur ...
C'était la Plaine.
C'était Elle.
C'était mon rêve éveillé, mon paradis sur terre, mon Eden. Et, soulevant délicatement les deux pétales qui lui servaient de paupières, Elle plongea son regard dans le mien et déposant un baiser sur mes lèvres, Elle me murmura trois mots, trois mots qui en valent des milliards, trois mots capable d'arrêter ou de déclencher une guerre, trois mots tout puissant, trois mots capable d'anéantir un monde, un univers ...
Elle me murmura:
« Je t'aime. »

mardi 5 octobre 2010

†

No more Loves.
No more Suffer.
Just Pleasure.

Amen †
Une gorgée de whisky dans un verre pas très propre, une bouffée de cigarette, un shoot à l'ecstasy, un set bordélique et orgasmique à souhait des Bloody Beetroots ou des Toxic Avenger, un bon morceau rock des Doors ou des Kills, des Kinks ou des Who, une soirée entre ami dans un bar enfumé, ...
La vie est pleine de petits plaisirs comme ça.
Mais comment se contenter de plaisirs devenus si insipides après avoir goûter à un Plaisir comme toi ?
C'est comme retourner au Panaché après avoir été à l'Absolut pendant 11 mois. C'est impossible.
T'es devenue une drogue pour moi. T'es ma coke. Tu circule dans mes veines. Je me défonce aux souvenirs de ton odeur. Je me shoot aux lambeaux de ta voix.
T'es en moi à jamais.

M.†

dimanche 3 octobre 2010

"Vie."

La nuit tombe. Comme le rideau à la fin d'un spectacle. Les acteurs sortent de leurs rôles, les masques tombent. Comme toujours, la pièce "Jour" a été parfaite. Tout était prévue dans le scénario. Le carambolage et les treize blessés de la Place de l'Etoile, la mère et ses deux enfants morts dans l'incendie de leur maison par un mari jaloux, même la disparition de Sweety la souris bien aimée de Clément était prévue. Tout. Absolument tout l'était.
Plongée à grande vitesse vers les couloirs du Ritz. Un homme et une femme se trouvent chacun d'un coté d'un pas de porte. L'homme n'ose pas entrer. La femme le regarde, un sourire espiègle accroché aux lèvres. Les derniers rayons du soleil semble exercer sur lui une espèce de censure, de blocage qui l'empêche de pénétrer cet antre défendu, cet Eden de plaisir, ce paradis de jouissance.
Dans le script, il est Mr Durand, honnête responsable des ventes, père de famille; mais en dehors il est un menteur et un hypocrite. Dans le script, elle est Mlle Stacks, jeune mais respectable vendeuse d'objets religieux; mais c'est une insatiable salope qui a obtenue le rôle. Ainsi sont les acteurs. Pouvant interpréter des rôles bien loin de leur personnalité.
Tout deux se dévisagent. Soudain le grand rideau bleu foncé fini sa course. Le bas de l'étoffe heurte dans un bruit mat les planches. Il obstrue maintenant définitivement toute lumière.
La salle est à nouveau pleine.
De nouveaux rôles sont distribués.

"Nuit" peut enfin commencer ...

vendredi 1 octobre 2010

Qui suis je ?

Qui suis je ?

Suis-je un gentleman un peu gauche mais sincère ou alors un enfoiré hypocrite ?
Suis-je un garçon bien et rangé ou alors un alcoolique fêtard et inconséquent ?
Suis-je un amoureux éploré ou alors un fier blessé qui ne veux que se venger ?
Suis-je un homme qui reconnait la défaite ou alors un mauvais perdant ?
Suis-je un être sociable et honnête ou alors un menteur et un manipulateur ?
Suis-je décidé à l'aimer ou alors ne veuille je que la baiser ?
Suis-je dépressif ou alors uniquement décidé à les faire souffrir ?
Suis-je prêt à assumer mes choix ou alors un lâche qui s'enfuit à la première difficulté ?
Suis-je un homme ou alors un monstre ?
Suis-je le bonheur ou alors la tristesse ?
Suis-je la joie et le plaisir ou alors la haine et l'ennui ?

Qui suis-je bordel ??

Seul sur nos cendres
En équilibre
Mes poumons pleurent
Mon Cœur est libre
Ta voix s'efface
De mes pensées
J'apprivoiserai
Ma liberté ...

AaRon