mercredi 16 juin 2010

Le poète et la Nature.

Le soleil printanier éclairai timidement la campagne, ses rayons d'or faisaient briller les gouttes de rosées, transformant la nature encore endormi en un univers de diamants étincelants et de perles resplendissantes. Une fine brise courbait délicatement les brins d'herbes et murmurait des secrets aux oreilles des arbres, entraînant leurs feuilles dans une douce valse. Les fleurs s'éveillaient une à une et, profitant de la caresse du vent, se débarrassaient des quelques gouttes d'eau qui mettaient à mal leurs toilettes délicates. Des traînées sombres zébraient encore le ciel, chassées progressivement par la renaissance de l'astre solaire. Une chouette s'endormit quelque part dans la forêt en poussant un dernier ululement.
Puis ce fut tout.

La nuit céda sa place au jour et, déjà, de petites musaraignes sautillaient entre les princesses colorées à la recherche de quelques insectes matinaux, profitant de la grasse matinée qu'avait décidé de s'offrir les rapaces qui nichaient dans les bois tout proche. Échappant à la surveillance de leurs parents encore assoupi, une portée de lapereaux risqua son museau à l'entrée du terrier, se rafraîchissant les moustaches dans la brise matinale. Virevoltant entre les branches, un couple d'hirondelle s'engagea dans un ballet aérien de haute voltige, gobant au passage quelques abeilles qui partaient à la rencontre des nobles tiges aux arômes fruités.

Le poète s'était levé aux aurores pour surprendre la Nature à son éveil, avant qu'elle n'ai eu le temps de se couvrir de ses parures, beauté brut et pure que rien n'altérait. Sans détacher son regard du paysage, l'artiste installa son petit secrétaire et, attrapant sa plume, il se mit à écrire.

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