mercredi 18 mai 2011

To P.

Pleurs moi ô ma déesse
Pleurs ton poète qui n'a eu de cesse
De te rêver de te désirer
De son âme de son corps entier

Pleurs celui qui
Dans un lit comme dans sa vie
Ne voulait que toi
Ô beauté effleurée de mes doigts

Regarde le chagrin de l'amant
Qui depuis longtemps t'attend
Et aujourd'hui dans un supplice
Voit lui échapper le divin calice

Écoute ces hurlements de dément
Du démon qui se repent
Vois les vestiges de mon auréole brisée
Qui ne demandent qu'à à nouveau briller

Entend cet air plaintif
Ce chant dépressif
Ne laisse pas ton coeur fermé
A cette ode désespérée

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