lundi 23 mai 2011

Fait d'arme

New game (or How I kick Your Ass.)
To O.

La personne que j'ai été pendant deux ans est morte, remplacée par celle que j'ai toujours été. Elle était resté en sommeil au fond de moi, endormie par un abandon de ma jeunesse trop rapide. Mais aujourd'hui elle s'est enfin réveillée, chassant brutalement l'imposteur qui avait pris sa place. La vie n'est que plaisir. Alors vautrons-nous dans ces abîmes de délices. Qui m'aime me suive, seuls les vrais amis resteront, ceux qui ont toujours été là, ceux qui seront toujours là, ceux pour qui j'ai vraiment compté. Les autres, les obtus, ceux qui ne veulent pas essayer de comprendre resteront en arrière, dans leur petit monde soit-disant plaisant, vieillards prématurés, intolérant face à ce qu'ils ne comprennent pas, détestant ce qui leur échappe, étant incapable d'appréhender et d'accepter le monde et les milliers de facettes qui le composent.

"Tu n'as qu'à chercher pour trouver qui tu es !" Ma quête est achevée. Je me suis trouvé, j'ai trouvé le masque dans lequel je me sens bien, dans lequel je me sens moi. Je suis enfin près à profiter de tout. Le passé est déjà mort, le futur n'existe pas encore, il n'y a que le présent dont nous devons nous préoccuper, pour pouvoir le regarder sans regrets lorsqu'il sera devenu passé.

Je n'ai pas besoin de fantôme d'un temps révolu pour avancer. Je n'ai pas besoin du chant des sirènes de cette époque déjà lointaine pour m'agacer les tympans durant mon périple. Je suis enfin moi, que ça te plaise ou pas. Je n'ai que faire de ton avis. Je n'ai que faire de ton pardon. J'ai disparu au moment où tu as franchi ma porte, par un glacial matin de février; il serait temps que tu t'en aperçoives.

Le coma est terminé. Place à la vie. Let's play the game.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire