samedi 9 avril 2011

Nuit Parisienne

Cette ville, c'est ma ville. C'est une boule d'énergie et d'opportunité à saisir, ou plus simplement, comment se retrouver en état d'ébriété avancé, dans un taxi, avec deux inconnus, direction le Social Club, tout frais payés.

La nuit, dans certaines villes, la coutume est de dormir du sommeil du juste pour aborder sainement la journée du lendemain. Dans Paris, lorsque la nuit tombe, un autre monde se réveille. Le crépuscule est le théâtre de la rencontre entre deux tribus qui se connaissent sans se comprendre. Le jour et la nuit se croisent, s'observent, se dévisagent, sans pour autant parvenir à percer le mystère qui émane de l'autre.

La nuit, dans certaines villes, il n'est aucune atmosphère particulière, comme si l'âme de la ville avait été, avec la mort de l'astre solaire, enfermée dans un coffre hermétique pour n'être libérée que le lendemain aux premières lueurs de l'aube. Paris est schizophrène. Elle est une et plusieurs. Lorsque le soleil se cache et que la nuit enfin accède à son trône, l'esprit de la ville ne disparaît pas, il change. Paris revêt un nouveau masque, une nouvelle robe, et se pare de ses plus beaux atours pour accueillir ses nouveaux hôtes.

Panini, Brain Death, Bric à Brac, International, Leffe de printemps, Desperados, Shooter d'Absolut, Jaegermeister, Electricity in your home, "36k", Taxis parisiens ...

Cette soirée était comme une rose, splendide et irrésistible, mais on se réveille les mains lacérées d'avoir essayer en vain de la cueillir, le coeur déchiqueté d'avoir vainement tenter de la saisir ...

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