lundi 5 mars 2012

Eveil

Mal au crâne.
Première sensation : souffrance.
Je n'ai ni la force, ni le courage d'ouvrir les yeux; mais je trouve l'énergie nécessaire pour inspecter ma tête à la recherche de bosse ou d'écorchure. Mais rien ne semble anormal.
Juste cette foutue douleur lancinante qui me vrille le cerveau.

J'ouvre finalement les yeux.
Seconde sensation : perte totale de repère.
Bordel, mais où est ce que je suis ? L'appartement autour de moi est sans dessus dessous, des bouteilles vides traînent partout, des corps allongés sont disséminés un peu partout. D'ailleurs, j'ai apparemment dormi sur une espèce de table de salon collée contre un mur. Je ne reconnais ni les gens, ni les lieux, et ce n'est pas mon cerveau ravagé qui va m'aider ...
Une brune tout a fait exquise passe une porte donnant je ne sais où et se dirige vers moi.

"Tu es déjà réveillé ? Vu tout ce qu'on a fait la nuit dernière, je pensais que tu dormirais plus longtemps. Enfin bref, tu veux du café ?"
Troisième sensation : incompréhension.
Dit elle, visiblement uniquement habillée de ma chemise qui lui fait une robe et arborant un sourire plein de sous entendus.
Ohputainohputainohputain ! Qu'est ce que j'ai fais ? Je crois que les indices ne peuvent induire en erreur : ma chemise plus "Vu tout ce qu'on a fait la nuit dernière ..." plus le sourire plus le café amène à la conclusion que je l'ai baisé. Le point positif c'est que même complètement mort j'ai bon goût. Mais l'énorme point noir c'est que je n'ai aucun souvenir de qui peut bien être cette magnifique créature.

J’acquiesce d'un signe de tête et la jolie brune repart en sens inverse pour aller me chercher une tasse.
Quatrième sensation : intense réflexion.
Bon, elle est reparti, j'ai gagné un peu de temps. Comment vais-je pouvoir me sortir de cette situation totalement merdique ? Il faut que je me calme. C'est pas si grave. Elle est jolie, elle a pas l'air bête, autant continuer de profiter de sa compagnie. Tiens, la voilà justement qui revient. Elle me tend une tasse de café fumante et viens s'asseoir sur le rebord de la table, une de ses jambes repliée contre sa poitrine.

Elle engage la conversation. On discute de tout et de rien.
Cinquième sensation : calme apaisant.
La discussion dérape de plus en plus, les sujets sont de plus en plus propices à des sous entendus, l'air est électrique. Et soudain, profitant d'une pique de ma part, elle m'enjambe, feignant de vouloir me chatouiller. Nos lèvres se rencontrent dans une succession de baisers ardents et fougueux. Mes mains glissent le long de ses cuisses venir épouser la parfaite courbure de ses fesses; les siennes se promènent négligemment sur mon torse. Nos habits volent, nous nous retrouvons nus, face à face, réunis dans une puissante étreinte, dans un abandon total.


Sixième sensation : plaisirs.

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