Puis une autre.
Un nuage passe.
Puis un autre.
Le soleil se voile. Des lambeaux gris sombre s'amoncellent sur l'azur. Le ciel bleu de ce bel après midi de Mars s'assombrit. Il pleut à torrent maintenant.
Tant mieux, se dit-il, au moins je peux pleurer en paix. Ses larmes se mêlent aux gouttes de pluie. Leur goût salé vient lui picoter les lèvres.
Il est complètement trempé. Mais il ne tremble pas. Ses sanglots lui agitent tout juste la poitrine de courte saccade.
Il est seul. Il est debout. Au milieu de la tempête. Mais au fond de lui, il est à terre, il rampe misérablement.
Un éclair fend le ciel dans un fracas assourdissant. Pour lui, c'est une dague qui s'enfonce dans son coeur.
Il voudrait que la pluie le lave. Qu'elle fasse disparaître ces souvenirs qui le hantent. Ces moments divins, enfers dissimulés.
Et alors que le tonnerre gronde, un hurlement s'élève dans l'atmosphère orageuse, c'est un hurlement puissant, de tristesse et de rage mêlées, un cri de défi lancé aux éléments qui se déchaînent. Une forme s'écroule à genoux et se prend la tête dans les mains. Là bas, au milieu de l'orage, un homme redécouvre la douleur.
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